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Mise à jour le 23/02/2010 14:18:33

 

Entre Nous
u haut de sa tour présidentielle, trop sourd, adepte de la boulimie du pouvoir, assoiffé des ors de la République, le président Mamadou Tandja (71 ans), n’a pas fait sien ce dicton de sagesse « Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre ! ». De fait, au terme de dix ans de pouvoir, Tandja s’est trouvé un slogan tazartché (prolongation en langue haoussa) pour modifier - par voie référendaire - la Constitution du Niger en vue de prolonger de trois ans son mandat officiellement achevé en 2009, et de faire sauter la limitation du mandat présidentiel dans le texte fondamental. En dépit de la désapprobation de son opposition, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Tandja est resté droit dans ses bottes. Pis, il arrêtait à tour de bras, et faisait un doigt d’honneur aux uns et aux autres notamment à ceux qui lui conseillaient de ne point s’accrocher au pouvoir. Ces petits conseils ont glissé sur son corps et le Président a continué dans ses chevauchées solitaire et suicidaire. Fatalement, est arrivé en février un coup d’Etat mené par un groupe d’officiers insurgés. Ces putschistes ont tout de suite affirmé en substance qu’ils étaient venus restaurer la démocratie malmenée par Mamadou Tandja. Le commandant Salou Djibo, nouveau dirigeant du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, la junte), est devenu le nouvel homme fort du pays, précisément par la faute de l’ancien président et sa politique du pire. Certes aucun démocrate ne souhaite les convulsions chroniques qui ont endeuillé le continent africain aux lendemains des indépendances. Mais, dans le cas du Niger, que dire ? La communauté internationale a lancé des crie d’orfraie, condamné, mais personne n’est dupe, ce ne sont que des déclarations « minimum syndical » totalement dénuées de représailles. Et Khalid Ikhiri président de l’Association nigérienne pour la défense des droits de l’Homme (Anddh), a été le seul à dire haut ce que l’ensemble des observateurs susurraient sur le bout des lèvres : « Le coup d’État au Niger n’est pas une surprise ». A croire que Tandja naïvement pensait


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