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Dernière modification apportée 26/01/10 à12 H 00
Entre Nous
ur six millions de Togolais, près de cinq millions d’électeurs seront appelés le 28 février à élire leur président. Certes, il y a plusieurs candidats, mais la configuration politique de ce pays avec les forces en présence mettra aux prises le président sortant Faure Essozimna Gnassingbé, le champion du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) et Gilchrist Olympio, leader de l’Union des forces démocratiques (UFC, opposition). Cette présidentielle est censée mettre un terme aux pratiques de naguère avec notamment une caporalisation du pouvoir par le RPT, un déni de démocratie, et surtout une violation flagrante des libertés individuelles ainsi que collectives. Lomé a bien souvent - par le passé - flirté avec la politique du pire avec, entre autres, ses morts et des emprisonnements injustifiés. Le président Gnassingbé a déclaré au terme de la présidentielle au Ghana voisin en décembre 2008, qu’il s’inspirera de la bonne organisation du scrutin ghanéen pour permettre au Togo de rompre avec les réflexes passéistes. Jusqu’ici rien à dire. Reste qu’à quelques semaines de la présidentielle, de sérieux désaccords plombent déjà son bon déroulement. De fait, sous la conduite du président du
Burkina Faso, Blaise Compaoré, les différents hommes politiques togolais ont paraphé un document appelé Accord de politique global (APG). Ce texte invitait précisément le gouvernement de Lomé à entreprendre des réformes dans les différents mécanismes électoraux, aux fins de permettre l’organisation d’une élection sans tâche et au dessus de tout soupçon. Faure Gnassingbé a promis avec la foi du charbonnier de faire le nécessaire. Ne dit-on pas que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ? A ce jour, les réformes institutionnelles et constitutionnelles indispensables à la (bonne) tenue du scrutin présidentiel n’ont pas été entreprises. Du coup, on reprend les mêmes instruments juridiques surannés pour organiser un aussi important scrutin. Or justement le Togo a connu plusieurs années de crise à cause de ses lois scélérates qui nient tous les droits des Togolais